Histoire contemporaine
La Mauritanie a obtenu son indépendance de la France en 1960.
Le premier président fut Moktar Ould Daddah,
qui avait instauré un régime civil de parti unique. Originaire de Boutilimit, Daddah avait
une vision ideologique de la Mauritanie, vision qui lui valait la réputation d'avoir un nationalisme
et une volonté de faire sortir le pays du désert et de la misère.
Guerre du Sahara occidental
En 1957, Moktar Ould Daddah, déclare : « En un mot nous nous réclamons
de cette même civilisation de désert dont nous sommes si justement fiers. Je convie donc nos Cousins du
Sahara espagnol à songer à cette grande Mauritanie économique et spirituelle. », et lance ainsi
l'idée d'une Grande Mauritanie.
En 1975, il s'engage dans une guerre très coûteuse et impopulaire. Les réticences sont présentes au sein même
de l'armée.
Le président Ould Daddah est renversé, en 1978,
par une junte militaire que dirige le colonel OULD WALATA, lui-même renversé en 1980 par le colonel
Ould HAIDALLA que OULD TAYA déposera en décembre 1984.
Des évènements tragiques ont opposés les négro-mauritaniens
aux Maures entre 1989 et 1991. A la suite d'un incident impliquant des éleveurs maures et
des cultivateurs soninkés d'origine sénégalaise, au cours duquel deux Soninkés avaient
trouvé la mort. Des émeutes éclatèrent au Sénégal où des boutiques mauritaniennes
furent attaquées. En représailles, les Maures de Mauritanie commirent de
multiples exactions, à
l'encontre de Sénégalais, mais aussi de Mauritaniens. Plusieurs dizaines
milliers d'entre eux sont toujours réfugiés au Sénégal et au Mali.
Le Président Maaouiya Ould Taya a fait l'objet de trois coups d'État récents
(les 8 juin 2003, 9 août 2004 et 3 août 2005). Les deux premiers ont échoué ;
Le troisième, mené par le Colonel ELY Ould Mohamed VAL directeur de la sûreté nationale et
le Colonel Ould Abdel Aziz chef de la garde présidentielle, a remis au pouvoir une junte
appelée Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD). Le CMJD a organisé des élections législatives et
présidentielles en 2006 et 2007.
Le second tour des présidentielles mit en présence, le 25 mars 2007, Ahmed Ould Daddah, oposant historique,
à Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui l'emporta grâce au soutient de Zeine Ould Zeidane (15,27% au premier tour), devenu Premier ministre,
et à celui, plus étonnant de Messaoud Ould Boukheir, qui représente l’électorat «Haratine» des anciens esclaves, arrivé en quatrième
position avec 9,8% des voix.
Le candidat des populations négro-africaines, Ibrahima Moctar Sarr, avec 7,94% des voix au premier tour, s'était
quant à lui rallier à Ahmed Ould Daddah.
17 mois après son investiture, le 19 avril 2007, Sidi Ould Cheikh Abdallahi est déposé par ses Généraux le 6 août 2008 après une crise politique de plusieurs mois.
La situation économique du pays s'était dégradée dans une conjoncture internationale difficile (hausse des prix des importations). Le président élu avait toutefois respecté l'une de ses promesses électorales en
démarrant sous l'hégide du HCR le rapatriement des réfugiés du Sénégal.
Depuis le 6 août, un Haut Conseil d'Etat, présidé par le Général Abdel Aziz, s'est donné pour mission avouée la "Rectification" de la démocratie mauritanienne dévoyée, selon eux, par le président élu. Une partie
des parlementaires, des partis nationaux et la communauté internationale exigent le retour à l'ordre constitutionnel.
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